L’Âme Oiseau

Pour 83 % des éleveurs interviewés, l’animal fait partie de la communauté des vivants d’une manière très similaire à celle de l’être humain. Les éleveurs manifestent compassion et empathie envers leurs animaux car ils les perçoivent sensibles et souffrants comme eux-mêmes. Pour 28 % des éleveurs, l’animal d’élevage doit être considéré uniquement comme un outil de travail[1]

Il faut selon Singer reconnaître à l’animal sa qualité d’être sensible exposé au plaisir et à la douleur. Alors la reconnaissance de la souffrance […] a pour conséquence la prise en compte d’une considération morale de l’animal. C’est donc une égalité de considération : si un être souffre, il mérite notre considération en vertu du fait de sa sensibilité. Or maltraiter un être sensible, c’est faire preuve d’injustice 10. Et de ce point de vue, la souffrance d’un animal est semblable à celle d’un homme[2]

L’Homme est une sorte d’animal. De là, il possède des propriétés communes à tous les êtres vivants; mais il en possède d’autres qui le différencient des autres espèces vivantes et font de lui un être distinct, doué de qualités sublimes dont il a l’exclusivité…L’humanité de l’Homme est une réalité naturelle, indépendante, complète.


[1] Jocelyne Porcher (2003) Jocelyne Porcher est chercheur à la Bergerie Nationale. Sa thèse porte sur les dimensions de partage de sens entre hommes et animaux -(journals.openedition.org/)

[2] « Pour une communauté humaine et animale: La question de la dignité de l’animal »  (1/03/2016) de Laurence Harang  (Auteur) ISBN-13 : 978-2343082141

Publié par

Abderrahman Hanafi

Abderrahman HANAFI - Auteur - Réalisateur